Romains 12.3-8

Semaine 13 - jour 3

Épître aux Romains

Romains 12.3-8

15:49


Les versets 3 à 8 révèlent ce que vous et moi devrions penser de nous-mêmes. Comment Dieu veut-il que nous pensions de nous-mêmes ? Tout simplement : avec une confiance remplie d’humilité. Ainsi, notre objectif en examinant ces versets est d'avoir plus de confiance, de confiance authentique en Dieu, notre créateur. C’est une confiance qui me permet de dépendre entièrement de lui, au lieu de dépendre égoïstement de moi-même. C’est une confiance qui n’accorde pas de place à la vanité.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Paul aux Romains ! Aujourd'hui, nous poursuivons notre réflexion sur le chapitre 12. C'est notre troisième jour de réflexion sur ce chapitre, et nous allons examiner ensemble les versets 3 à 8.

Alors que nous commençons à étudier ce chapitre et cette section de la lettre aux Romains sur le service, nous constatons qu'il commence par parler de la façon dont nous réfléchissons aux choses. Si je dois servir, je dois commencer par penser différemment. Les deux premiers versets que nous avons examinés dans le détail parlent de la manière dont Dieu lui-même veut que nous lui rendions un culte. Les versets 3 à 8 révèlent ce que vous et moi devrions penser de nous-mêmes. Comment Dieu veut-il que nous pensions de nous-mêmes ? Tout simplement : avec une confiance remplie d’humilité. Ainsi, notre objectif en examinant ces versets est d'avoir plus de confiance, de confiance authentique en Dieu, notre créateur. C’est une confiance qui me permet de dépendre entièrement de lui, au lieu de dépendre égoïstement de moi-même. C’est une confiance qui n’accorde pas de place à la vanité. Lisons donc ensemble ce que Paul nous dit au verset 3 de notre chapitre : « Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas avoir une trop haute opinion de lui-même, mais de garder des sentiments modestes, chacun selon la mesure de foi que Dieu lui a donnée. »

Paul commence par ces mots : « Par la grâce qui m’a été donnée. » Le message de Paul est un message rempli de grâce, mais il l’annonce avec autorité : « Je dis à chacun ». C’est l’apôtre, l’envoyé de Dieu qui parle. Il s’agit bien de la manière dont Dieu veut que nous pensions de nous-mêmes en tant que croyants. Dans les versets suivants, nous verrons aussi comment Dieu veut que nous pensions aux autres en tant que croyants. Mais tout d'abord, comment pensons-nous à nous-même en tant que chrétien ? Quelle opinion nous faisons-nous de nous-mêmes ? Beaucoup de gens pensent que la vraie spiritualité, c'est en quelque sorte ne jamais penser du tout à soi, ce qui est faux. Il est évident que nous pensons toujours à nous-mêmes ; il est impossible de ne pas le faire. La Bible nous enseigne comment nous devons nous considérer nous-mêmes, comment nous pouvons évaluer nos capacités. Quels sont les critères que nous utilisons pour nous évaluer ? Certains chrétiens se font une opinion d’eux d’une manière très superficielle, sans réfléchir à leurs capacités naturelles ou spirituelles qu’ils pourraient utiliser pour servir les autres, et en particulier l’Église. Ils ne pensent qu'à eux-mêmes, même quand il s'agit de la foi. Ils prennent toujours leur température spirituelle. Ils prennent toujours leur pouls spirituel. Ils s'inquiètent toujours de leur état spirituel et se concentrent sur leurs sentiments en se disant : « Est-ce que je me sens bien dans ma peau aujourd'hui, ou mal dans ma peau aujourd'hui ? D’autres se concentrent sur leur apparence, parfois de manière narcissique. Ils ne penseraient jamais à changer leur comportement, mais s’ils pouvaient améliorer leur physique, trouver un moyen de ne pas vieillir, ils le feraient. Certains enfin ne cherchent même pas à se faire une opinion d’eux-mêmes. Ils calquent leur réflexion et leur comportement sur l’opinion des autres et finissent par croire que l’opinion qu’ils se font d’eux correspond à ce qu’ils sont.

En fait, Paul demande à chacun de se considérer à sa juste valeur, ni plus ni moins. Ne soyons pas prétentieux. Reconnaissons nos limites. Bref, soyons honnêtes à propos de nous-mêmes. Cela réclame à la fois honnêteté et détermination.

Lorsque je pense à mes capacités et à ce que je prétends être, je me souviens toujours avec humilité que j’étais un pécheur qui méritait l’enfer, que mes péchés ont blessés les autres, que j’ai été égoïste et que je ne pouvais pas faire confiance à mon propre jugement. Je reste ainsi conscient que, quelles que soient les œuvres que je peux accomplir, importantes ou non, je ne suis en rien supérieur aux autres. Mais je me souviens en même temps que Dieu m’aime, que Jésus est mort pour mes péchés, que je serai un jour avec lui, et que je me tiendrai devant mon Père céleste pardonné et saint. Quand je me lève chaque matin, je me rappelle que je suis fait à l’image de Dieu, que son Esprit est en moi, qu’il œuvre en moi et me transforme pour renouveler mon intelligence, et que je fais partie de son plan. C’est avec cette confiance que je peux mieux évaluer mes capacités, et la manière dont je peux servir Dieu et les autres. Dieu nous connaît, il sait ce dont nous sommes capables, mais il connaît aussi nos faiblesses, et il ne nous demande jamais l’impossible. Il nous donne assez de foi pour accomplir les projets qu’il a préparés à l’avance pour nous. Ce qui importe ce n’est pas notre quotient intellectuel, notre travail ou notre compte en banque. Ce qui compte, c’est de nous connaître assez pour savoir ce que nous pouvons accomplir pour Dieu selon la mesure de foi qu’il nous a donnée. Certains sont capables d’accomplir des œuvres plus grandes que d’autres. Leur foi les rend aptes à les accomplir. La Bible du Semeur traduit notre passage ainsi : « N’allez pas au-delà de ce à quoi vous devez prétendre, tendez au contraire à une sage appréciation de vous-mêmes, chacun selon la part que Dieu lui a confiée. »

En disant ces choses si importantes à chacun de nous, Paul pense à l’unité de l’Église, qui est composée de croyants différents les uns des autres, chacun avec ses capacités uniques. Nous nous évaluons aussi bien que nous le pouvons dans le but de prendre la place qui nous est réservée dans la communauté chrétienne au milieu des autres croyants. Paul dit aux versets 4 à 6 : « En effet, de même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps et que tous les membres n'ont pas la même fonction, de même, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ et nous sommes tous membres les uns des autres, chacun pour sa part. Nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée. »

Nous ne sommes pas faits pour penser uniquement à nous-mêmes. C’est en nous situant par rapport aux autres et en vivant avec eux que nous apprenons beaucoup de choses sur nous-mêmes. L’Église est le lieu choisi par Dieu. C’est en vue du service des autres que nous nous considérons à notre juste valeur. Car chacun a sa place dans la communauté chrétienne et chacun peut mettre ses capacités au service de l’Église, le lieu de l’unité, de la diversité et de la responsabilité. L’Église est un seul corps composé de nombreux membres. Nous sommes unis ensemble pour faire ce que Dieu veut que nous fassions. Son unité s’exprime dans la diversité : nous sommes un seul corps mais composé de nombreux membres. Dieu a donné des dons différents aux différentes parties du corps. Chacun fait partie du corps, mais chaque partie du corps est différente de celle des autres. Dieu ne veut pas que nous soyons des robots. C'est pourquoi il nous a créés différents les uns des autres, chacun avec sa personnalité, chacun avec ses capacités propres, chacun avec ses responsabilités.

Chaque membre appartient à tous les autres. Nous nous appartenons tous les uns aux autres. Nous sommes tous liés les uns aux autres. Et quand l'un souffre, tous souffrent. Mais nous sommes aussi liés les uns aux autres de sorte que lorsque l'un d’entre nous remporte une victoire dans le ministère, tous remportent une victoire dans le ministère !

Nous sommes un seul corps. À notre époque de haute technologie, il est facile d’être tenté de vivre seul. Nous vivons dans un monde de connexions technologiques où tout est impersonnel. Que de conversations en ligne se font avec des correspondants virtuels ! Mais Dieu nous a créés pour communiquer avec les autres, pour vivre dans un monde connecté où toutes les connexions sont des connexions personnelles. Et nous devons être connectés non seulement pour nous-mêmes, pour répondre à nos propres besoins mais aussi pour les autres parce que Dieu nous a donné la capacité d’aider à répondre à leurs besoins. Nous avons quelque chose à apporter à la vie des autres, comme le disent les versets qui suivent. À la fin du verset six, Paul parle de nos dons spirituels : « Si quelqu’un a le don de prophétie, qu'il l'exerce en accord avec la foi; si un autre est appelé à servir, qu'il se consacre à son service. Que celui qui enseigne se donne à son enseignement, et celui qui a le don d’encourager à l'encouragement. Que celui qui donne le fasse avec générosité, celui qui préside, avec zèle, et que celui qui exerce la bienveillance le fasse avec joie. »

Nous avons tous des capacités naturelles. Nous sommes nés avec celles-ci, mais nous avons aussi des dons spirituels. Nous les avons obtenus lorsque nous sommes nés de nouveau. Voici une liste rapide de ces dons spirituels. En parcourant cette liste, vous ressentirez sans doute une des trois émotions suivantes : le sentiment d’affirmation, de conviction ou de confusion. Avec le sentiment d’affirmation, vous vous direz : « Ah, voilà un don que j’utilise. La Bible en parle ! » Dans le cas d’un sentiment de conviction, vous pourrez vous dire : « C’est un don que je n’utilise pas du tout, ou peut-être que je l’utilise uniquement pour moi-même. Si vous êtes confus, vous vous direz sans doute : « Je ne sais pas vraiment quel don j'ai, ni comment utiliser ceux que j’ai reçus. » J'aimerais vous parler brièvement de ce qu'il faut faire avec ces émotions d’affirmation, de conviction ou de confusion, après avoir jeté un coup d'œil sur ce que signifient ces mots.

Le mot ‘prophétie’ n’apparaît qu’une fois dans la lettre aux Romains. Celui qui prophétise dans l’Église n’annonce pas nécessairement ce qui va arriver, mais prononce des paroles qui aident les chrétiens à approfondir leur foi. Du temps de Paul, le Nouveau Testament n’était pas encore écrit, et beaucoup d’hommes et de femmes avaient reçu le don d’exhorter, de réconforter, et parfois de reprendre les chrétiens de leurs communautés. Ceci est l’œuvre de l’Esprit. La prophétie est un don qui s’exerce dans la foi pour que celle-ci grandisse dans la vie des fidèles. C’est pourquoi ce qui est dit doit être conforme à l’enseignement des apôtres. Et les auditeurs ont la responsabilité d’examiner le message qu’ils reçoivent et de retenir ce qui est bon. Le ‘service’ est lui aussi un don. Le mot grec utilisé a donné notre mot ‘diacre’. Le diacre est un serviteur. Son don consiste à aider les autres de manière pratique selon les besoins des membre de l’église. L'enseignement est un autre don ; c’est la capacité de transmettre des connaissances et des informations pour guider notre pensée. La prophétie fait intervenir la volonté, l'enseignement fait intervenir la compréhension. Les dons sont nombreux ! Dieu les accordent aux uns et aux autres, qu’il s’agisse d’encourager, d’aider ou de donner. Tout ce que nous entreprenons, tout ce que nous mettons en œuvre, tout ce que nous faisons doit être fait sans arrière-pensée quand on donne, avec sérieux quand on dirige, et avec joie quand on secourt les malheureux ; on ne peut pas secourir les autres si on n’est pas habité soi-même par une joie rayonnante.

Quels sont les sentiments qui vous animent à propos de ces dons lorsque nous en parlons ? Si vous vous reconnaissez dans l’un d’entre eux, commencez à l’exercer ! Si vous êtes convaincus d’avoir un don particulier, pratiquez-le avec confiance là où vous vous trouvez ! Vous êtes toujours confus ? Pourquoi ne pas commencer à mettre en pratique quelque chose que vous savez et que vous aimez faire ? Les autres reconnaîtront rapidement les domaines où vous êtes particulièrement doués et vous encouragerons à servir avec une confiance croissante. C’est dans l’action que les dons se manifestent et sont reconnus dans l’Église.

Pour résumer, il nous faut veiller à ne pas surestimer nos capacités, à ne pas trop concentrer nos pensées sur nous-mêmes, mais aussi à ne pas nous sous-estimer. Nous avons tous reçu des dons de la part de Dieu qui nous permettent de le servir en servant les autres et de contribuer ainsi à la vie et à la croissance de l’Église qui peut, avec la contribution de tous, grandir dans la foi et l’amour.

Je vous invite à prier avec moi à la fin de cette étude en pensant à ces versets. Disons simplement : « Seigneur, aide-moi à ne pas avoir une trop haute opinion de moi-même. Où serais-je sans toi, mon Dieu ? Je me réjouis d’être ce que je suis grâce à toi et de devenir ce que je deviens grâce à toi. Seigneur, aide-moi à ne jamais être tenté de vivre ma foi, ma vie de chrétien par moi-même, par mes propres efforts. J’admets que j’ai besoin des autres. Il m’est bien difficile parfois de m’entendre avec les autres. Ils sont tout aussi imparfaits que moi, peut-être moins, peut-être plus. Mais ils sont entrés dans ma vie pour que je puisse grandir dans la foi, pour que je puisse aussi être un encouragement pour eux et les aider à mon tour grâce aux dons que tu m’as offerts. Je ne sais pas toujours comment les reconnaître et les utiliser avec efficacité, mais je compte sur ton aide Seigneur, et je me réjouis d’avoir une place dans ton Église pour te servir avec les capacités que tu m’as données. Accepte, je te prie, ma reconnaissance, ma louange et ma requête, au nom de Jésus, amen. »

Demain, nous étudierons ensemble les versets 9 à 14 du chapitre 12 de la lettre aux Romains.