Romains 12.15-21

Semaine 13 - jour 5

Épître aux Romains

Romains 12.15-21

16:48


Nous allons compléter aujourd’hui la liste des choses que nous devons mettre en œuvre pour aimer les autres comme Dieu veut que nous les aimions. Je dois avouer qu’il est souvent plus facile de pleurer avec ceux qui pleurent que de se réjouir avec ceux qui se réjouissent. Lorsqu'une personne souffre, je peux facilement éprouver de la sympathie, donc souffrir avec elle, mais parfois, quand quelqu'un se réjouit, nous réagissons de manière étrange, avec une sorte d’envie ou de jalousie, et, au lieu de nous réjouir de tout cœur...
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à notre série d’études méditatives Dieu au quotidien sur la lettre de Paul aux Romains ! Nous en sommes au cinquième et dernier jour de notre survol du chapitre 12, et nous allons examiner aujourd’hui l’enseignement des versets 15 à 21.

Hier, nous avons réfléchi ensemble sur ce que veut dire ‘aimer comme Jésus aime.’ Nous poursuivons aujourd’hui notre réflexion sur ce thème, comme Paul nous invite à le faire. C’est de manière très personnelle qu’il dit ceci aux versets 15 à 21 : « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent. Vivez en plein accord les uns avec les autres. N'aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous prenez pas pour des sages. Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. Si cela est possible, dans la mesure où cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit: ‘C’est à moi qu’appartient la vengeance, c’est moi qui donnerai à chacun ce qu’il mérite, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s'il a soif, donne-lui à boire, car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête.’ Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien. »

Nous allons compléter aujourd’hui la liste des choses que nous devons mettre en œuvre pour aimer les autres comme Dieu veut que nous les aimions :

- Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent.

Je dois avouer qu’il est souvent plus facile de pleurer avec ceux qui pleurent que de se réjouir avec ceux qui se réjouissent. Lorsqu'une personne souffre, je peux facilement éprouver de la sympathie, donc souffrir avec elle, mais parfois, quand quelqu'un se réjouit, nous réagissons de manière étrange, avec une sorte d’envie ou de jalousie, et, au lieu de nous réjouir de tout cœur, nous nous demandons : « Comment se fait-il qu’il ait réussi, qu’il se soit enrichi, etc., et pas moi ? » Je sais que cela peut arriver même dans les domaines les plus importants de notre vie. Je me souviens quand mon épouse et moi voulions avoir des enfants. Les médecins nous avaient dit que nous ne pourrions jamais en avoir. Pendant une longue période, nous avons rencontré d’autres jeunes couples qui allaient en avoir. Une partie de moi voulait se réjouir avec eux, mais je luttais en même temps pour résister à la jalousie, et je ne parvenais pas à partager leur joie. Mais le combat vaut la peine d’être mené. Je me suis rendu compte que mon attitude pouvait être un frein à ma confiance en Dieu, et que je pouvais me priver de sa bénédiction. Peut-être que Dieu voulait éprouver ma foi et former mon caractère en ne me donnant pas ce que je désirais ardemment quand je le voulais. Ce fut une leçon de vie importante. Ceci dit plusieurs années plus tard nous avons eu non pas un mais trois enfants ! Je crois qu’une partie de ce que Dieu voulait nous enseigner pendant cette période d’attente, c’était de nous réjouir du bonheur des autres sans comparer leur bonheur à notre propre situation, sans nous comparer à eux, surtout s’ils obtenaient sans effort ce que nous attendions depuis longtemps. C’est une des étapes de la croissance dans l’amour véritable. L’amour ne se mesure pas aux bénédictions que nous recevons ou non, mais à l’attitude que nous adoptons lorsque nous attendons quelque chose que nous ne recevrons peut-être jamais. Comment vous positionnez-vous dans ce domaine ?

- Vivez en plein accord les uns avec les autres.

Certaines versions de la Bible traduisent cette phrase ainsi : « Vivez en paix les uns avec les autres. » Ou encore : « Soyez bien d’accord entre vous » ; « Cultivez l’harmonie entre vous ». Enfin : « Ayez les uns pour les autres une égale considération (Bible du Semeur). Quelles que soient nos différences, nous sommes appelés à vivre ensemble dans l’unité. Une communauté qui vit dans l’harmonie ne connaît pas la dissonance. Vivre dans l’harmonie, c’est bien s’entendre ! Notre unité fait penser à une chorale où tous les chanteurs ont chacun leur partie, mais qui tous ensemble offrent un son harmonieux grâce au chef d’orchestre qui, dans l’Église, n’est autre que Dieu : c’est lui qui nous accorde, qui fait que nous pouvons être d’accord les uns avec les autres. Si nous voulons bien nous entendre, nous devons l'écouter, nous devons nous tourner vers lui pour trouver le rythme, pour trouver le bon ton, pour rester dans le ton, sinon nous serons en désaccord. Lorsque nous l'écoutons ensemble, nous sommes inévitablement en pleine harmonie. Il y a un pouvoir créatif dans nos relations lorsque cela se produit. Vivons donc en pleine harmonie les uns avec les autres ! Comment vous positionnez-vous dans ce domaine ?

- N'aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous prenez pas pour des sages.

Il est curieux que l’apôtre Paul ait besoin de nous demander de ne pas nous croire supérieurs aux autres, ou de croire que nous n’avons pas besoin de certains à cause de leur position sociale. Mais il est fréquent, même dans nos églises, de mépriser ceux qui sont de condition plus modeste que nous. Qu’il n’en soit jamais ainsi, insiste Paul. Traitons donc tout le monde de la même manière, car nous sommes tous égaux aux yeux de Dieu ! Nous pouvons être moins intelligents, moins compétents, ou moins riches que les autres, mais Dieu nous accepte tous tels que nous sommes. Ceux qui ont tendance à mépriser les autres se prennent pour des sages, des gens supérieurs à ceux qui n’ont pas leur statut social. Mais la sagesse est tout autre chose ! La véritable sagesse rend humble et apporte la guérison, comme l’affirme ce proverbe biblique, au chapitre3, verset 7 : « Ne te prends pas pour un sage, crains l'Éternel et détourne-toi du mal: cela apportera la guérison à ton corps et un rafraîchissement à tes os. » Le vrai sage ne fait pas le sage, il n’étale pas ce qu’il sait, car il sait qu’aux yeux de Dieu il ne sait rien. Il éprouve à son égard un immense respect. Comment vous positionnez-vous dans ce domaine ?

- Ne rendez à personne le mal pour le mal.

Quelqu’un nous a fait du mal. Est-ce notre ennemi ? De qui parle l’apôtre Paul ici ? De quelqu’un qui nous trahit ? Est-ce un incroyant, ou bien un chrétien ? Eh bien, votre ennemi est celui que vous faites votre ennemi dans votre esprit ou celui qui s'est fait votre ennemi par une action qu'il a entreprise à votre encontre. Paul ne parle pas d'un certain groupe de personnes. En fait, peu importe qui est concerné ! Il ne nous appartient pas de nous faire justice. L’apôtre vient de demander aux chrétiens de faire tout ce qu’ils peuvent pour vivre en paix avec les autres. Comment donc pourrions-nous chercher à nous venger nous-mêmes, à prendre notre revanche ? C’est dans l’Ancien Testament que Dieu dit lui-même : « C’est à moi qu’appartient la vengeance, c’est moi qui leur donnerai ce qu’ils méritent quand leur pied trébuchera! » Se retenir de se venger, c’est faire preuve de justice, car Dieu nous demande d’aimer nos ennemis. Chercher à se venger, c’est manquer de foi. C’est croire que Dieu n’est pas maître de notre situation, ce n’est pas croire ce qu’il promet quand il déclare qu’il s’occupe de nous, et que la vengeance lui appartient. Le chrétien fidèle laisser aller sa colère, et fait tout ce qu’il peut pour bénir la personne qui lui a fait du mal. Il sait que Dieu s’occupe de lui, qu’il est juste, et que sa justice s’accomplira au moment qu’il choisira lui-même. Refuser de rendre le mal pour le mal, c’est faire preuve d’amour. Lorsque nous résistons à la tentation de nous venger, nous espérons aider ceux qui nous font du mal - nos adversaires, nos ennemis -, à devenir des adorateurs de Dieu.

Nous devons aimer nos ennemis comme Jésus aime, lui qui nous a aimés lorsque nous étions nous-mêmes ses ennemis, lui qui a dit sur la croix : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Traitons-donc à notre tour ceux qui nous haïssent avec amour. Occupons-nous d’eux s’ils sont dans le besoin. Nous amasserons ainsi ‘des charbons ardent sur leur tête’. Cette expression ne veut pas dire comme beaucoup le croient, et que nous serons vengés d’une manière ou d’une autre. En fait, il s’agit d’une figure de style qui évoque un procédé métallurgique courant aux temps bibliques. On déposait une couche de charbons dans un four pour faire fondre le métal. On introduisait ensuite le minerai dans le four et on le recouvrait d’une autre couche de charbons. Les charbons ardents entassés sur le minerai augmentaient la chaleur, de sorte que le métal fondait et était débarrassé de ses impuretés. De même, en traitant un ennemi avec bonté, il se peut que nous fassions ‘fondre’ sa dureté et faire ressortir ses qualités. En fait, ce qui a souvent attiré de nombreuses personnes vers le vrai culte, ce sont les actes de bonté des serviteurs de Dieu à leur égard. Rappelons-nous ce proverbe biblique, au chapitre 25, versets 21-22 du livre des Proverbes : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s'il a soif, donne-lui à boire, car ce sont des charbons ardents que tu amasses sur sa tête et l'Éternel te récompensera. » Comment vous positionnez-vous dans ce domaine ?

Dans ce passage, Paul rappelle à plusieurs reprises que nous ne devons pas rendre le mal pour le mal. Il sait que ce n’est facile pour personne. Il faut vraiment avoir été transformé par le renouvellement de l’intelligence pour y parvenir. Cela ne vient jamais naturellement. Mais c'est l'une des principales façons de montrer humblement au monde actuel loin de Dieu à quoi ressemble le véritable amour. Ne rendons pas le mal pour le mal, mais surmontons le mal par le bien. Rendre le mal pour le mal ne demande pas de courage. Rendre le bien pour le mal est un acte courageux, un acte d’abnégation, un acte spirituel. Nous avons besoin de la force de Dieu pour faire du bien à ceux qui, d’une manière ou d’une autre, nous font du mal. C’est le Président américain Lincoln qui a dit un jour que la meilleure façon de vaincre un ennemi est d'en faire son ami. Eh bien, Jésus a dit que la meilleure façon de vaincre le mal c’est de faire le bien, de faire ce qui est juste. Voilà la meilleure attitude à adopter. Qui est-ce qui, en ce moment dans votre vie essaie de vous faire du mal ? Et comment pouvez-vous vaincre ce mal par le bien ?

Cela ne veut pas du tout dire que nous sommes insensibles au mal qu’on nous fait. Cela ne veut pas dire que nous justifions le mal que les autres nous font subir et font subir aux autres. Cela ne veut pas non plus dire que nous devons laisser les autres nous marcher dessus ! Cela ne veut pas dire que nous ne révoltons pas contre le mal qui sévit dans notre monde ! Dieu a le mal en horreur, et Paul vient de nous demander d’avoir le mal en horreur. Mais nous laissons à Dieu le soin de s’occuper du sort de tous ceux qui font le mal. Notre rôle est de faciliter autant que nous le pouvons leur retour à Dieu, pour qu’ils deviennent à leur tour, comme nous, des enfants de Dieu. Vaincre le mal par le bien est l'un des choix les plus courageux que je puisse faire, que nous pouvons faire ensemble. Faisons ce choix !

Comportons-nous envers nos ennemis comme Jésus lui-même le voudrait, comme Jésus lui-même l’a fait. Comment vous positionnez-vous dans ce domaine ?

Nous avons besoin de sa force pour aimer. Prions donc ensemble maintenant pour qu’il nous l’accorde, et disons : « Seigneur, aide-moi à mettre en pratique ce que je viens d’écouter, à me réjouir avec ceux qui se réjouissent, à pleurer avec ceux qui pleurent, à vivre en harmonie avec les autres. Seigneur, pardonne-moi pour mon orgueil. Parfois, j'ai simplement ignoré des personnes que j'ai considérées comme inférieures à moi. Je le sais pourtant : je devrais considérer les autres comme plus importants que moi. Je veux faire un effort constant pour vivre en paix avec ceux qui m’entourent, je ne veux pas me venger lorsqu’on me fait du mal, mais je te fais confiance et confie ma vie entière entre tes mains. Ne permets pas, O mon Dieu, que mon cœur soit consumé par l’amertume, la suspicion. Je veux avoir la force de pardonner ce qui me veulent du mal, ceux qui m’ont profondément blessé. Seigneur, si tu as pardonné toutes mes fautes, mes égarements, mon égoïsme, je peux, à mon tour, par la puissance de ton Esprit qui m’habite, pardonner aux autres et vivre autant que cela est possible en paix avec eux. C’est toi qui me donnes la force de faire ce choix et d’aimer sincèrement ceux qui ne m’aiment pas. Que la vie de ceux qui m’ont blessé soit transformée et qu’ils connaissent aussi ton pardon. Je leur ferai du bien chaque fois que j’en aurai l’occasion. Je le ferai dans la joie et avec bonté, en suivant ton exemple, parce que j’ai confiance en toi et sais que tu me soutiendras. C’est avec reconnaissance et en ton nom que je t’adresse cette prière. Amen. »

Nous venons de survoler le chapitre 12 de la lettre aux Romains. Prenez le temps de lire et relire ce texte si riche. Nous ne l’avons pas étudié dans le détail, mais j’espère qu’en dégageant les points forts, vous serez encouragés à vous considérer avec une opinion juste de vous-mêmes, à considérer ceux qui vous entourent avec respect, comme supérieurs à vous, à les servir humblement mais avec confiance, dans la joie du service et du partage. Voilà un culte raisonnable que Dieu appréciera, parce qu’il sera bon et agréable au Seigneur. Que Dieu pardonne nos imperfections et nous guide pour mieux progresser !

Rejoignez-nous donc la semaine prochaine, au cours de laquelle nous étudierons le chapitre 13 de la lettre aux Romains, consacré au comportement que nous devons adopter en tant que chrétiens dans la société.