Romains 12.1-2

Semaine 13 - jour 2

Épître aux Romains

Romains 12.1-2

11:19


Le désir de posséder, les possessions et l’orgueil sont tout le contraire de l’adoration, parce qu’ils ne concernent que moi et n’accordent aucune place à Dieu. Dieu nous encourage à être nous-mêmes, à ne pas être comme tout le monde, à ne pas faire comme les autres. Ce n’est pas pour le seul plaisir d’être différents des autres, mais parce que nous pensons différemment. Nos priorités sont différentes car au lieu de penser à nous-mêmes nous pensons à Dieu, nous voulons lui faire plaisir. Et cela réoriente notre manière d’agir.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Paul aux Romains ! Aujourd'hui, nous poursuivons notre réflexion sur le chapitre 12. Nous en sommes au deuxième jour de notre survol de ce chapitre et allons revenir sur les deux premiers versets qui précisent ce qu’est un culte raisonnable, celui que nous rendons à Dieu quotidiennement. Relisons-les ensemble : « Je vous encourage donc, frères et sœurs, par les compassions de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Ce sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »

Hier, nous avons parlé des bontés de Dieu envers nous sans lesquelles nous ne pourrions pas offrir à Dieu un culte raisonnable. Nous n’offrons pas seulement des paroles à Dieu. Notre corps entier est engagé dans l’adoration ; nous l’offrons quotidiennement comme un véritable sacrifice en nous consacrant totalement à Dieu ; voilà ce qui est agréable à Dieu. Cela va à contre-courant de la vision du monde qui nous entoure. C’est pourquoi Paul s’empresse d’ajouter : « Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence. »

Qu’est-ce que se conformer au monde actuel ? L’apôtre Jean, dans sa première lettre, au chapitre 2, verset 16, l’explique clairement : « En effet, tout ce qui est dans le monde – la convoitise qui est dans l’homme, la convoitise des yeux et l’orgueil dû aux richesses – vient non du Père, mais du monde. » Le désir de posséder, les possessions et l’orgueil sont tout le contraire de l’adoration, parce qu’ils ne concernent que moi et n’accordent aucune place à Dieu. Dieu nous encourage à être nous-mêmes, à ne pas être comme tout le monde, à ne pas faire comme les autres. Ce n’est pas pour le seul plaisir d’être différents des autres, mais parce que nous pensons différemment. Nos priorités sont différentes car au lieu de penser à nous-mêmes nous pensons à Dieu, nous voulons lui faire plaisir. Et cela réoriente notre manière d’agir.

Cette démarche n’est pas évidente, parce que nous sommes constamment tentés d’agir en prenant pour modèle la façon de penser et d’agir des autres. C’est plus facile que de renouveler sans cesse notre intelligence, de chercher chaque jour ce que Dieu veut pour nous, ce qu’il veut de nous. Il est plus facile de se fondre dans la foule. Offrir son corps comme un sacrifice vivant est un véritable sacrifice ! Mais c’est le seul culte, le seul service qui plaise à Dieu.

Reconnaître honnêtement et humblement que nous luttons contre la tentation de nous conformer au monde actuel est un bon point de départ. Admettons que vivre selon la volonté de Dieu n’est pas facile, admettons que nous sommes constamment tentés de choisir les solutions de facilité. Paul le sait très bien ; c’est pour cela qu’il nous encourage à rendre un culte raisonnable en comptant sur les bontés de Dieu pour y parvenir. Seuls, nous n’y arriverons pas. Mais il n’y a pas de compromis possible : soit nous adoptons une attitude égoïste, soit nous nous offrons à Dieu comme un sacrifice vivant.

Mais Paul ne se contente pas de nous dire ce qu’il ne faut pas faire. Il nous indique clairement ce qu’il faut faire pour plaire à Dieu : « Soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence. » Les deux premiers versets de notre chapitre sont une introduction à tout un programme que nous sommes encouragés à suivre et qui nous permet de rendre un culte raisonnable à Dieu.

Nous sommes tous des imitateurs par nature. Nous avons besoin d’un modèle à copier. Le fait est qu’il n’existe que deux modèles, nous dit Paul : le monde actuel ou Jésus-Christ. L’un nous rend conforme, l’autre nous transforme. Le monde actuel nous façonne en faisant de nous des ‘copies conformes’. On peut croire qu’on est original, on peut aussi faire l’original, mais en fin de compte on fait comme tout le monde : on ne pense qu’à soi. Jésus-Christ nous transforme, non pas en une copie, mais à l'image de Dieu. C’est ce que nous découvrons dans les deux premiers chapitres de la Bible (Genèse chapitres 1 et 2). Jésus-Christ fait de nous des personnes qui reflètent le caractère et les convictions de Dieu dans le monde actuel. Comment s’opère cette transformation ? Par le renouvellement de l’intelligence. Nous sommes tellement habitués à penser comme le monde actuel pense, nous avons tellement d’habitudes que nous avons prises très jeunes, que pour être transformés en profondeur, il nous faut commencer par bien réfléchir, car c’est par l’intelligence que tout commence. Il s’agit de changer de manière de penser les choses, de remettre en question les clichés populaires, et de les comparer avec la Parole de Dieu, la Bible. C’est ainsi que nous pouvons aborder chaque domaine de la vie avec une nouvelle perspective. C’est ce que Paul nous engage à faire dans les chapitres 12 à 16 de sa lettre aux Romains. Après avoir établi les fondements de notre foi, il nous donne les moyens de transformer notre façon de penser et d’agir. Les versets 1 et 2 de notre chapitre sont une charnière entre la théorie - les chapitres 1 à 11- et la pratique - les chapitres 12 à 16. C’est pourquoi ils sont si importants, car ils montrent clairement que l’une ne va pas sans l’autre, que nous ne pouvons pas être vraiment transformés si nous ne comprenons pas pourquoi nous devons l’être, et que nous ne pouvons pas non plus être transformés si notre comportement n’est pas conforme à la volonté de Dieu.

À une époque où le peuple d’Israël s’était rebellé contre Dieu et vivait dans l’immoralité, le prophète Jérémie a exprimé son désespoir en disant au chapitre 13, verset 23 de son livre : « Un Éthiopien peut-il changer sa peau, et un léopard ses taches? De même, pourriez-vous faire le bien, vous qui êtes habitués à faire le mal? » Les Israélites disposaient de la loi de Moïse, mais l’avaient abandonnée et s’étaient détournés de Dieu. Ils pensaient et vivaient comme les païens qui habitaient au milieu d’eux. Malgré les avertissements pressants des prophètes, ils restaient indifférents et se moquaient d’eux au point de les persécuter. On voit bien que sans les bontés de Dieu, il nous est impossible d’être transformés par le renouvellement de notre intelligence.

Cette transformation a un but précis, celui de discerner la volonté de Dieu. Notre intelligence renouvelée nous permet de comprendre et d’accepter ce que Dieu veut pour nous et pour le monde actuel. Notre responsabilité est engagée ; c’est à nous de discerner, c’est-à-dire de découvrir la volonté de Dieu. Paul nous donne des instructions, des recommandations, des exhortations et nous encourage d’une manière très pratique dans les chapitres 12 à 16. C’est en lisant et en méditant la Parole de Dieu que la volonté de Dieu apparaît clairement. Pour connaître la volonté de Dieu, nous devons d’abord apprendre à le connaître, connaître ses bontés et compter sur elles pour pouvoir nous offrir à lui comme un sacrifice vivant. Pour comprendre la volonté de Dieu je dois être transformé par le renouvellement de l’intelligence. Tout ce qui est bon, tout ce qui est agréable à Dieu, tout ce qui est parfait, voilà ce qui correspond à la volonté de Dieu. Tout le reste est conforme au monde actuel. C’est en procédant par élimination que nous rejetons ce qui ne plaît pas à Dieu, ce qui est imparfait, et ce qui est mauvais.

Prions ensemble : « Père, donne-moi une nouvelle vision de ta bonté.

Aujourd'hui, je t'offre mon corps comme un sacrifice vivant. Aide-moi à comprendre ce que cela veut dire dans ma vie de tous les jours. Je veux t’adorer avec mon esprit, mon intelligence, mais aussi avec mon corps. Seigneur, que par mon comportement mon corps entier t’honore, je te prie. Merci pour tes bontés infinies. C’est à cause d’elles que je peux m’approcher de toi et m’offrir à toi. Permets, Seigneur, que tout ce que je fais ou ferai aujourd’hui te soit agréable. C’est à toi seul que je veux plaire. Aide-moi, Seigneur, à refuser de me conformer à la manière de penser et d’agir du monde : que ma relation avec ceux qui m’entourent, qu’ils soient croyants ou non soit, empreinte d’humilité. Seigneur, j’appartiens au monde à venir et non pas au monde d’ici-bas. Aide-moi donc à transformer ma façon de penser pour mieux comprendre ta volonté. Donne-moi l’amour de ta Parole, pour que je puisse comprendre de plus en plus ce qui est bon pour moi comme pour les autres, ce qui te plaît et ce qui est parfait. Sans toi, sans ton Esprit qui m’habite, je n’y parviendrai pas. Alors, merci pour tout ce que tu fais dans ma vie de tous les jours. Accepte ma prière sincère au nom de Jésus, amen. »

Demain, nous poursuivrons ensemble notre survol du chapitre 12 de la lettre aux Romains, et examinerons les versets 3 à 8.